Abécédaire des femmes qui m'inspirent : A Pour Angela Davis
- Ella
- Mar 22, 2020
- 3 min read
Updated: May 22, 2020

Hello ! L’idée d'un abécédaire m’est venue en lisant celui sur la positivité d’Auriginalité, un blog écrit par une étudiante parisienne, Aurore, que je recommande au passage. Quoi de mieux pour vous parler de toutes ces femmes qui m’inspirent ?

Aujourd’hui, je vous parle d’Angela Davis.
Angela Davis naît en 1944 en Alabama, aux États-Unis. C’est une militante féministe et communiste qui s’est battu pour les droits civiques des populations opprimés et en particulier des personnes noires. C’est également une professeure de philosophie qui a notamment écrit plusieurs livres comme Women, Race & Class (1983) ou Are Prisons Obsolete ? (2003). Ayant vécu en Alabama, elle a expérimenté à plusieurs reprises des discriminations raciales et des actes terroristes perpétrés par le Klu Klux Klan. Héritant de ses parents eux aussi activistes antiracistes, elle organise des groupes d’études interraciales dans sa jeunesse.
A 14 ans, elle intègre l’école secondaire Elisabeth-Irwin à New York. C'est dans les années qui suivent qu’elle s’intéresse au communisme et au socialisme. Par la suite, elle entre à l’Université de Brandeis dans le Massachusetts où elle étudie la philosophie et où elles sont seulement trois étudiantes noires en première année. Plus tard, elle étudie en France à Biarritz et à Paris (à la Sorbonne) puis en Allemagne. Là elle participe à des manifestations contre l’intervention américaine dans la Guerre de Viêt-Nam.
Elle poursuit ses études à l’Université de Californie, à San Diego. A cette époque, dans les années 1960, elle intègre plusieurs groupes dont les « Black Panthers » (organisation politique d’inspiration marxiste et de libération afro-américaine célèbre fondée en 1966 par Bobby Seale et Huey P. Newton). Angela passe également beaucoup de temps avec le Chelumumba Club, un Parti communiste noir. C’est notamment à cause de ses associations communistes qu’elle perd son emploi à l’Université de Californie qu’elle parvient quand même à récupérer par la suite.
En 1970, Angela Davis est accusée d’avoir pris part à une prise d’otages pendant l’audience des Frères de Soledad (des prisonniers afro-américains pour qui elle a pris parti). Elle est alors recherchée activement par le FBI qui finit par l’arrêter. Elle est inculpée par l’État et risque la peine de mort quand le mouvement « Free Angela » se met en place et devient international. Il prend tellement d’ampleur à travers les mobilisations de Jean-Paul Sartre et John Lennon entre autres qu’Angela est relâchée.
Tout au long de sa vie, Angela n’a pas hésité à affirmer son féminisme. Elle se heurte au sexisme à plusieurs reprises dans son parcours et est souvent critiquée pour son leadership notamment. Récemment, Elle se range du côté des femmes musulmanes pour dénoncer la loi en France interdisant les signes religieux au personnel dans les crèches, une loi qu’elle juge raciste et sexiste.
Angela demeure une figure marquante et primordiale de la lutte pour les droits civiques des opprimés aux États-Unis. Je suis particulièrement impressionnée par sa ténacité et son courage : elle n’a pas faibli quand pourtant tout s’opposait à elle et a tenu bon dans une société où les idées féministes, communistes et anti-racistes étaient inexistantes ou vivement critiquées. C’est incroyable de voir qu’une personne par ses actes et ses idées a réussi à convaincre autant de personnes qui on pris parti pour elle alors qu’elle n’avait rien demandé.
"Je crois que de plus en plus les Noirs voient le racisme et toute l’oppression dirigée contre les Noirs comme une partie d’un système plus grand, comme une partie du capitalisme et alors il est nécessaire pour détruite les racines du racisme de renverser tout le système. Il y a beaucoup de Noirs qui, maintenant, se considèrent comme marxistes."

J’espère que ce premier article de l’abécédaire vous aura plu. A bientôt,
Ella.
Sources : Wikipedia, Le Figaro, Biography.com Editors, France Culture
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